Gavroche a poussé une porte discrète rue de Richelieu, s'attendant à un couloir. Il a trouvé neuf coupoles de verre soutenues par de fines colonnes de fonte. « On dirait une cathédrale industrielle », a-t-il murmuré, pour ne pas déranger les lecteurs.
📍 Le Focus : Salle Labrouste, site Richelieu de la BnF, 2e arrondissement
Construite entre 1861 et 1868 par l'architecte Henri Labrouste pour l'ancienne Bibliothèque nationale, cette salle de lecture est portée par seize fines colonnes de fonte soutenant neuf coupoles percées de verre, laissant filtrer une lumière naturelle sur les tables de lecture, sans qu'aucun mur porteur massif n'interrompe l'espace.
À une époque où le fer et le verre étaient réservés aux gares et aux halles industrielles, Labrouste les impose dans un monument culturel, ouvrant la voie à une architecture qui assume sa structure métallique au lieu de la dissimuler. Fermée de longues années pour restauration, la salle a rouvert au public en 2022.
🧠 Ce que Gavroche a compris sous les coupoles
Un siècle d'avance : montrer sa structure métallique plutôt que la cacher derrière de la pierre, l'idée annonce directement la tour Eiffel de 1889 puis, un siècle plus tard, le Centre Pompidou. Gavroche trouve la filiation limpide une fois qu'on la connaît.
Le monument qu'on ignore : installée dans une rue tranquille du 2e arrondissement, à l'écart des grands axes touristiques, la salle Labrouste reste l'un des chefs-d'œuvre les moins visités de Paris, malgré sa place dans l'histoire de l'architecture.
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