Gavroche s'est planté devant le 51 rue de Montmorency, le nez levé vers la frise gravée. Il croyait que la plus vieille maison de Paris se trouvait rue Volta. « Je me suis trompé d'adresse pendant des années », a-t-il marmonné en frottant la pierre. Un serveur du restaurant l'a poliment prié de reculer.
📍 Le Focus : 51 rue de Montmorency, 3e arrondissement
Gavroche l'a lu de ses yeux : la frise annonce l'an 1407. C'est la plus ancienne maison en pierre datée de Paris encore debout. Nicolas Flamel, riche bourgeois, écrivain et libraire-juré, la fit construire non pour y vivre, mais pour héberger gratuitement les pauvres aux étages — à condition qu'ils récitent chaque jour une prière pour lui et sa femme Pernelle.
L'idée reçue que Gavroche traînait : la maison du 3 rue Volta serait plus vieille. L'historien Jacques Hillairet la datait de 1300. Sauf que des recherches récentes ont révélé qu'elle date plutôt de 1650. Rue Volta perd, rue de Montmorency gagne.
🧠 Ce que Gavroche a noté...
La pierre qui parle : l'inscription en vieux français court au-dessus du rez-de-chaussée comme un contrat. On y lit les devoirs des logés. La façade est classée monument historique depuis 1911.
L'alchimiste qui n'en était pas un : Gavroche cherchait la pierre philosophale gravée dans le mur. Il n'y a que des anges musiciens et des lettres. La légende de l'or est née bien après Flamel, qui n'était que copiste.
Envie de la suite ? Créez un compte gratuit pour lire cet épisode en entier et en recevoir un nouveau chaque matin.
Créer mon compte gratuitement